Que faire en cas d'urgence ?

- LES ACCIDENTS, HEMORRAGIES ET FRACTURES   Lire l'article

Les accidents, hémorragies et fractures

Les accidents de la circulation

Les accidents de la circulation ne sont pas réservés aux seuls chiens errants ou fugueurs ; une porte entrouverte, une laisse qui casse pendant une promenade, un ballon que le chien essaie de rattraper sur la route… autant de situations qui peuvent conduire à un accident grave.

À faire:

  • Si votre animal est conscient, mais ne peut plus bouger: Prudence, car la colonne vertébrale est peut-être touchée. Prévenez votre vétérinaire ou le service d’urgences, et s’ils ne peuvent se déplacer, il va vous falloir emmener votre chien en évitant d’aggraver le traumatisme. Pour minimiser le risque, le mieux est de transporter l’animal dans la position dans laquelle il se trouve, en glissant sous lui une planche de bois, ou un linge (drap, serviette-éponge) qui formera une sorte de hamac de transport.
  • Si votre animal est inconscient: les conditions de transport sont identiques.

Attention ! Même si votre animal vous parait « sonné », il peut néanmoins percevoir la douleur et avoir des réactions inappropriées en cas de manipulation de la zone douloureuse. Soyez donc vigilant et prudent afin d’éviter une éventuelle morsure de défense.

  • Si votre animal se déplace, mais semble choqué: placez-le au calme, dans un endroit confortable et chaud, donnez-lui à boire de petites quantités d’eau, selon ce qu’il souhaite (ne surtout pas forcer !). Si votre chien se remet petit à petit du choc, il est néanmoins indispensable de le montrer au plus vite à un praticien, afin de vérifier qu’il n’y a pas d’atteinte des organes internes.

À ne pas faire:

  • Déplacer l’animal sans raison (sauf avec les précautions précisées ci-dessus pour le présenter chez le vétérinaire)
  • Forcer l’animal à manger ou à boire
  • Administrer un médicament humain à votre chien (certains sont toxiques, même à faible dose)

La prévention :

  • Toujours maintenir votre chien en laisse dans les lieux où circulent des voitures
  • Penser à clôturer votre jardin et vérifier régulièrement le grillage ou la palissade (qui doivent être suffisamment hauts et enfouis dans le sol, pour les chiens « sauteurs » ou « fouisseurs »).
  • Vérifier que votre assurance responsabilité civile couvre bien les accidents ou dégâts éventuellement commis par votre animal s’il provoque un accident.

Les hémorragies

Une hémorragie est une perte de sang plus ou moins importante. Selon la quantité de sang perdue, l’état de l’animal peut rapidement devenir critique. Les causes les plus fréquentes d’hémorragies sont les accidents de la circulation et chocs violents, mais aussi les accidents de chasse (plaies par balles, pièges-mâchoires…)

Il est possible de classer les hémorragies en trois catégories :

  • Les hémorragies externes: le sang s’écoule plus ou moins abondamment par une plaie visible.

À faire:

  • En cas de saignement pas trop important, il est possible de tenter de le stopper par compression, en apposant sur la plaie des compresses stériles ou un linge propre. Si au bout d’environ 5 minutes le saignement s’est arrêté, il est quand même fortement conseillé de montrer votre animal au vétérinaire pour inspection, désinfection et éventuellement suture de la plaie.
  • En cas de saignement très abondant, vous pouvez poser un bandage compressif en amont de la plaie, et consulter rapidement un vétérinaire. Veillez aussi à surveiller l’état général de votre animal : la respiration ne doit pas devenir trop rapide, les muqueuses doivent rester rosées, et surtout, le chien doit être maintenu au calme sans trop bouger pour ne pas aggraver les pertes sanguines.
  • Les hémorragies « extériorisées »: le sang s’écoule par un orifice naturel : bouche, nez, oreilles, anus, vagin, orifice urinaire. Cela peut être le signe de lésions internes graves, et il faut se rendre en urgence chez le vétérinaire, qui tâchera d’identifier l’origine du saignement, et réalisera si besoin des examens complémentaires.
  • Les hémorragies internes : ce sont les plus sournoises ; elles surviennent souvent après un choc violent et le saignement se produit dans une cavité interne (thorax, abdomen, boîte crânienne). Rien ne s’écoule à l’extérieur, mais l’animal peut se mettre à respirer rapidement, ses muqueuses sont pâles, et il est léthargique.

À faire :

  • En cas de choc, TOUJOURS faire examiner votre animal par un vétérinaire, afin de vérifier l’absence de lésions internes conduisant à une hémorragie.

Les fractures

Suite à un choc ou à une chute, votre animal refuse de bouger ou ne veut plus poser un membre (=boiterie sans appui) : il s’agit peut-être d’une fracture !

En cas de fracture d’un membre, il est souvent possible de percevoir une déformation anormale de celui-ci. De plus, la patte est fréquemment enflée et douloureuse : l’animal refuse qu’on le touche à cet endroit. En revanche, les fractures de côtes ou du bassin ne se voient pas extérieurement. Le chien refuse juste de bouger, et il ne faut pas le forcer, au risque d’aggraver la situation. Il est conseillé, pour déplacer votre animal, de le faire glisser délicatement sur une planche ou un linge (voir plus haut).

Il existe :

  • Des fractures fermées (pas de plaie visible, juste une éventuelle déformation associée à de la douleur)

À faire : laisser le membre dans la position que préfère l’animal, et aller consulter immédiatement.

  • Des fractures ouvertes (l’os fracturé est en contact avec l’extérieur au niveau d’une plaie)

À ne pas faire : toucher la plaie, sinon, on risque d’y introduire des germes et de provoquer une très grave infection de l’os.

Dans tous les cas, une consultation urgente à la clinique vétérinaire s’impose, car une bonne réparation osseuse sans séquelles nécessite une intervention précoce. De plus, il peut exister des lésions internes graves associées à la fracture, qui doivent être prises en charge le plus tôt possible (la survie de l’animal est alors en jeu), avant même d’envisager la réparation de la fracture.

Conclusion

En cas d’accident, de choc brutal ou de blessure profonde et importante, consultez immédiatement votre vétérinaire, après avoir réalisé les premiers gestes de protection. Il est possible qu’un état de choc n’apparaisse que plusieurs heures après un accident (notamment s’il y a une hémorragie interne), et seul un vétérinaire saura en décrypter les signes précurseurs ; cela lui permettra d’agir vite et de stabiliser votre animal.


- LES INTOXICATIONS   Lire l'article

Les intoxications

Par nature, les chiens sont souvent curieux, et beaucoup ont tendance à avaler tout ce qu’ils parviennent à se mettre sous la dent ! C’est la raison pour laquelle ils sont fréquemment victimes d’intoxications. Comme les substances et produits incriminés sont très nombreux, et qu’ils entraînent différents symptômes variables selon le toxique ingéré, il est important de toujours bien surveiller votre animal, et de mettre les produits dangereux hors de sa portée.

Si toutefois il échappe à votre surveillance, tout signe inhabituel parmi ceux répertoriés ci-dessous doit vous conduire à consulter IMMEDIATEMENT. La rapidité de l’intervention est primordiale et peut sauver la vie à votre compagnon.

Quels sont les signes qui peuvent faire penser à une intoxication ?

De nombreux signes ne sont pas univoques d’une intoxication, et peuvent être observés lors d’autres affections ; mais si votre chien présente un ou plusieurs des symptômes suivants, emmenez-le d’urgence chez votre vétérinaire !

Parmi les symptômes les plus fréquemment observés :

  • Abattement important ou au contraire, grande agitation
  • Tremblements et/ou convulsions
  • Paralysie et/ou raideur des membres
  • Salivation importante
  • Diarrhée et/ou vomissements
  • Difficultés respiratoires
  • Fièvre
  • Muqueuses pâles
  • Perte d’appétit
  • Coma

Que faire si votre chien a ingéré un produit toxique ?

  • Si vous savez de quel produit il s’agit, prenez le contenant lorsque vous vous rendez chez votre vétérinaire : en général, les informations sur la conduite à tenir en cas d’ingestion ou de contact sont précisées, ainsi qu’un numéro d’appel d’urgence. Les indications peuvent être précieuses pour orienter le vétérinaire sur l’antidote éventuel à administrer, ou sur le traitement à mettre en œuvre.
  • Si l’ingestion est toute récente (moins de 15 à 30 minutes), vous pouvez tenter de faire vomir votre animal, sauf si le toxique est un produit à base d’acide ou d’ammoniaque. Pour cela il est possible de lui faire avaler de l’eau oxygénée (5 ml directement dans la gueule, à répéter 15 minutes plus tard) ou un demi-verre d’eau tiède dans laquelle vous aurez dissous une cuillère à soupe de sel. En revanche, n’essayez pas de faire boire du lait à votre chien, cela pourrait accélérer l’absorption de substances liposolubles.
  • Si le produit toxique s’est répandu sur la peau de votre animal, veillez à le rincer abondamment pour qu’il n’en absorbe pas plus par léchage.
  • Toute autre intervention de votre part peut s’avérer néfaste, et mieux vaut courir en toute urgence chez votre vétérinaire, qui prendra les mesures de réanimation et de traitement qui s’imposent en fonction de la substance incriminée et de l’état de votre chien.

Comment prévenir les intoxications ?

De la même manière que vous ne laissez pas traîner de produits ménagers en présence d’un enfant, faites de même avec votre animal, surtout s’il est jeune. Idem pour les produits utilisés dans le jardin (pesticides, anti-nuisibles) ou dans le garage (carburant, antigel…).

Si vous trouvez des petits animaux morts (oiseaux, souris), il vaut mieux les mettre hors de portée de votre chien, au cas où ils auraient été eux-mêmes empoisonnés

À la maison, évitez de donner à votre animal des médicaments humains, certains sont très toxiques ; c’est le cas du paracétamol (Doliprane®), de l’aspirine, de l’ibuprofène, mais encore de bien d’autres molécules ; et rangez votre pharmacie sous clé !

Soyez vigilant également avec l’alcool dont certains chiens raffolent. Parfois aussi, nos compagnons peuvent tomber au cours d’une promenade sur du cannabis, qui provoque des troubles de l’équilibre, une dilatation des pupilles et de la léthargie.

Pensez aussi aux plantes vertes que certains chiens adorent mâchouiller quand ils s’ennuient, ou aux végétaux du jardin ou de la forêt (narcisse, digitale, laurier rose, certains champignons…) En cas de doute, coupez une feuille ou une branche que vous apporterez à votre vétérinaire.

Enfin (mais la liste n’est pas exhaustive !), sachez que le chocolat (noir notamment, plus riche en théobromine) est toxique pour le chien, à l’origine de signes digestifs et nerveux.

Conclusion

Vigilance et prévention sont les points essentiels concernant les intoxications chez le chien. Un maître averti en vaut deux ! Mais nos compagnons ont parfois une imagination débordante en ce qui concerne les objets/produits potentiellement ingérables, et tout signe suspect faisant penser à une intoxication probable de votre animal doit vous conduire de toute urgence chez votre vétérinaire.


- LES MORSURES ET LES PIQURES   Lire l'article

Les morsures et piqûres

Les morsures, par d’autres chiens, des animaux sauvages ou des serpents, ainsi que les piqûres d’insectes, peuvent parfois représenter de véritables urgences nécessitant une consultation sur le champ. Il est donc important de savoir quels sont les risques liés à ces incidents, afin de bien réagir si l’occasion se présente.

Les morsures (par autres chiens ou animaux sauvages)

Toute attaque suivie de morsure de votre compagnon doit être prise au sérieux, même si au premier abord aucune plaie n’est visible. En effet, en fonction de « l’assaillant » et de la puissance de ses mâchoires, il est possible parfois de constater des lésions internes sérieuses, telles des perforations d’organes, des déchirures musculaires, parfois des atteintes osseuses ou articulaires. Sans aller jusque-là, les plaies par morsures s’infectent fréquemment et sont à l’origine d’abcès qu’il faudra traiter par l’administration d’antibiotiques. Enfin, certains animaux sauvages (renard, chauve-souris) peuvent transmettre diverses maladies, dont la rage. Si le mordeur est identifié, il sera soumis à un protocole de surveillance « animal mordeur » ; dans le cas contraire, le risque sera évalué pour l’animal mordu, en fonction de son statut vaccinal.

À faire :

  • Laver et désinfecter soigneusement la plaie, d’abord à l’eau savonneuse, puis avec un antiseptique (comme de la chlorhexidine ou de la Bétadine par exemple)
  • Montrer votre animal le plus rapidement possible à votre vétérinaire, qui jugera s’il y a lieu de suturer une plaie, ou de pratiquer une antibiothérapie pour prévenir toute infection
  • Faire placer l’animal mordeur (s’il est identifié) sous surveillance

Les morsures de serpents

Les morsures de serpents sont relativement fréquentes chez les chiens qui vivent à la campagne, mais les plus préoccupantes et dangereuses sont les morsures de vipères, dont le venin est toxique. Les chiens se font mordre essentiellement parce qu’ils sont attirés pour jouer avec le serpent. L’envenimation d’un chien peut rapidement conduire à des symptômes généraux graves, tels accélération du rythme cardiaque et respiratoire, vomissements, diarrhée, agitation, augmentation de la température…

À éviter:

Placer un garrot ou essayer de retirer le venin : vous risquez de blesser votre animal, voire d’aggraver la situation

À faire :

  • Calmer le chien: toute agitation ou tout effort inutile entraîne une augmentation du rythme cardiaque et favorise la diffusion du venin dans l’ensemble du corps
  • Appliquer si possible de la glace autour de la morsure, pour ralentir la progression du venin et diminuer la douleur au point d’inoculation
  • Foncer chez le vétérinaire le plus proche, en prenant soin si possible de lui décrire le serpent mordeur.

Votre praticien mettra en place le traitement adéquat (sérum antivenimeux adapté) et placera votre animal en observation le temps nécessaire.

Les piqûres d’insectes

Les piqûres d’insectes (abeilles, guêpes, etc.) peuvent être dangereuses pour votre chien, selon que celui-ci est allergique ou pas, ou selon la localisation de la piqûre. Dès lors, il est important de surveiller votre animal après une piqûre. La plupart du temps, on observe un gonflement local, une douleur ou une gêne (l’animal essaie de se frotter la truffe par terre, ou de se gratter…)

S’il s’est fait piquer dans la gorge par exemple (en gobant une guêpe ou une abeille), le risque d’étouffement existe, et il faut amener rapidement votre animal en consultation.

Certaines autres localisations comme les paupières, la langue, la truffe, peuvent être gênantes, et le vétérinaire interviendra en cas de douleur importante ou de gonflement persistant.

Enfin, si votre animal est allergique, c’est l’ensemble de la face qui peut gonfler, voire la gorge (œdème de Quincke), et votre chien peut faire un choc anaphylactique nécessitant l’administration urgente de médicaments par un vétérinaire.

Conclusion

En cas de morsure (autre animal, serpent), il peut être urgent de se rendre chez le vétérinaire ; même si dans certains cas la consultation peut être légèrement différée, elle reste néanmoins indispensable pour éviter toute aggravation ou infection. En ce qui concerne les piqûres d’insectes, tout dépend de la localisation, ou d’une éventuelle allergie de votre animal. Observez l’évolution dans les minutes/heures qui suivent, et soyez prêts à consulter en cas de difficultés respiratoires ou de choc.


- LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES   Lire l'article

Les urgences ophtalmologiques

Les affections oculaires que l’on peut observer chez le chien sont très variables, et il n’est pas toujours facile pour un propriétaire de faire la part des choses entre ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas. C’est pourquoi le moindre doute en ce qui concerne une atteinte oculaire chez votre animal doit vous amener à consulter rapidement votre vétérinaire qui, s’il l’estime nécessaire vous dirigera vers un spécialiste en ophtalmologie.

Certains cas sont spectaculaires, comme le prolapsus ou luxation du globe oculaire : cela se traduit par la sortie de l’œil hors de son orbite, en dehors et en avant des paupières. Cette affection peut survenir suite à un traumatisme ou un choc, mais certaines races dites « brachycéphales » (à face écrasée) y sont prédisposées (comme le Pékinois, le Shih-Tzu, le Terrier Tibétain…). De toute évidence, il faut sans tarder foncer chez le vétérinaire (délai maximum de 3 à 4 heures si on veut espérer pouvoir sauver l’œil !). Si besoin, et si vous en avez une, posez une collerette à votre chien pour éviter qu’il n’aggrave les lésions en se frottant ou en se grattant.

Plusieurs affections oculaires de gravité variable peuvent présenter un tableau clinique similaire, et seul votre vétérinaire sera à même de poser le diagnostic différentiel. De vous-même, ne prenez aucune initiative d’automédication, hormis éventuellement un rinçage au sérum physiologique.

  • Si la surface de l’œil de votre animal prend une apparence blanchâtre, c’est qu’il y a probablement un œdème de la cornée, lequel peut être dû à une blessure par corps étranger, un ulcère, mais aussi à un glaucome ou une infection virale.
  • Si votre chien a un œil à demi fermé, qui coule, avec la membrane nictitante (membrane rosée qui part de l’angle interne de l’œil) qui recouvre partiellement le globe, il y a peut-être un début de glaucome, mais aussi un ulcère ou un corps étranger (comme un épillet).
  • Si les deux yeux coulent, avec des paupières enflées, rouges, une infection ou une allergie est probablement en cours.

En règle générale, un diagnostic précoce et une intervention rapide sont souvent indispensables pour sauver l’œil et éviter de graves séquelles.

Ainsi, en cas de glaucome aigu (augmentation de la pression intraoculaire), l’animal peut perdre la vision en 48 heures. Un ulcère cornéen non traité peut se perforer et entraîner des dommages irréversibles. Des corps étrangers non détectés peuvent occasionner des ulcères ou plaies pénétrantes de l’œil, risquant en outre de s’infecter. Même les plaies des paupières doivent être prises en charge en urgence, afin d’obtenir une meilleure cicatrisation et une réparation esthétique.

Conclusion

Le pronostic et la récupération fonctionnelle des interventions thérapeutiques réalisées sur l’œil et ses annexes dépendent souvent du délai d’intervention après l’apparition des symptômes. D’où la nécessité de présenter toute affection ophtalmologique à un vétérinaire, qui seul pourra différencier les atteintes nécessitant une prise en charge immédiate d’autres affections plus bénignes.


- LES PLAIES ET BRULURES   Lire l'article

Les plaies et brûlures

Les chiens sont des animaux souvent curieux et les possibilités de blessures ne sont pas rares : morceaux de verres, épines, échardes, corps étrangers, fils de fer barbelés, clous… peuvent entailler la peau et être à l’origine de plaies plus ou moins profondes. De même, des brûlures physiques (eau ou huile bouillante renversées), chimiques (certains produits ménagers), électriques (mâchouillement de fils électriques) ou par frottements peuvent survenir si votre chien est fougueux, agité ou imprudent. La gravité des plaies et brûlures dépend avant tout de leur étendue (en surface et en profondeur) et de leur localisation.

Prise en charge des plaies

  • Plaies superficielles: ce sont des plaies qui en général saignent peu (petites coupures ou éraflures), et qui la plupart du temps ne nécessitent pas de points de suture. Vous pouvez sans difficulté particulière apporter les premiers soins à votre animal : tout d’abord, il est recommandé de couper les poils autour de la plaie, afin d’y avoir plus facilement accès et d’éviter qu’elle soit souillée. Ensuite, il faut nettoyer soigneusement à l’eau savonneuse, bien rincer et appliquer un produit désinfectant (Bétadine ou chlorhexidine par exemple). Un pansement aéré pourra être appliqué sur la plaie, pour la protéger d’une contamination par des bactéries. Ce pansement sera changé chaque jour, et la plaie désinfectée quotidiennement. Toute modification anormale (rougeur, chaleur, gonflement, douleur) devra vous conduire à consulter chez votre vétérinaire.
  • Plaies profondes : par exemple suite à une coupure, une morsure ou à la présence d’un corps étranger, ou encore si la plaie est située à proximité d’un orifice (anus, œil, oreille). Dans ce cas, commencez par nettoyer et désinfecter comme indiqué ci-dessus, puis consultez votre vétérinaire, qui au besoin extraira le corps étranger, suturera la plaie après l’avoir soigneusement parée, et placera votre chien sous antibiotiques (locaux et/ou par voie générale).

Remarques :

En cas d’apparition de raideurs dans tout le corps de votre animal quelques jours après la blessure, n’hésitez pas à retourner chez votre vétérinaire, car les germes responsables du tétanos peuvent s’introduire à la faveur de plaies souillées.

Ne jamais administrer par vous-même de médicament humain à votre animal(doliprane, aspirine, antiinflammatoires…) ; certains sont potentiellement toxiques !

Prise en charge des brûlures

  • Brûlures superficielles peu étendues, sur une surface très limitée : le premier geste à adopter consiste à refroidir la zone brûlée en faisant couler de l’eau froide dessus pendant 8 à 10 minutes. Puis appliquer de la pommade grasse (genre Biafine) ou du tulle gras, et placer un pansement de protection. Par la suite, on surveillera l’évolution et la cicatrisation en changeant régulièrement les pansements. En cas de doute, ne pas hésiter à montrer à votre vétérinaire.
  • Brûlures profondes et/ou étendues : Dans un premier temps, refroidir la zone brûlée à l’eau fraîche pendant 8 à 10 minutes, et éventuellement protéger par un linge de coton propre et sec, avant d’emmener en urgence votre animal chez le vétérinair Des brûlures étendues peuvent provoquer des œdèmes de la peau, voire la nécrose de celle-ci, mais aussi une détresse respiratoire ou un état de choc qui doit être pris en charge rapidement. De plus, le vétérinaire administrera des antalgiquespuissants à votre animal pour le soulager.

Conclusion

En cas de plaies ou brûlures superficielles, les premiers gestes de nettoyage et de protection peuvent souvent suffire, à condition de changer régulièrement les pansements et de surveiller l’évolution, tout en évitant que l’animal ne se lèche, morde ou gratte. En cas de plaies plus profondes ou de brûlures étendues, l’intervention urgente du vétérinaire se révèlera toujours indispensable pour soulager votre animal, éviter les surinfections et favoriser la cicatrisation.


- LA TORSION DE L'ESTOMAC   Lire l'article

Qu’est-ce que la dilatation/torsion d’estomac ?
Chez les chiens, et plus particulièrement les grands chiens, l’estomac est relativement mobile. C’est pourquoi il peut arriver qu’après un repas trop copieux, avalé trop rapidement et suivi ou non d’efforts ou d’agitation importants, l’estomac se dilate puis se retourne à 180° dans l’abdomen : les gaz et liquides ne peuvent plus s’évacuer.
Les symptômes
Les premiers signes sont des efforts de vomissements (infructueux), des douleurs abdominales importantes, un ventre dilaté et très tendu. L’état général se dégrade très rapidement : l’animal refuse de se lever, reste prostré, se retrouve très vite en état de choc.
La conduite à tenir
Foncer chez votre vétérinaire après avoir prévenu et décrit les symptômes. Ainsi l’équipe de la clinique pourra mettre en place la prise en charge de votre chien : lutte contre l’état de choc par perfusion et soutien des grandes fonctions, trocardage (pour évacuer les gaz) et/ou sondage si ce geste est possible, enfin, selon la condition de l’animal, intervention chirurgicale pour remettre l’estomac en position (s’il est retourné) et éventuellement le fixer.
La prévention
Compte-tenu des risques encourus par votre animal s’il souffre d’une dilatation/torsion d’estomac, mieux vaut prévenir cette affection par quelques astuces et procédés simples à mettre en œuvre :
Répartir la ration alimentaire quotidienne en deux à trois repas, de façon à favoriser la digestion et ne pas surcharger l’estomac.
Pour certains chiens particulièrement gloutons, il existe des écuelles spécialement conçues pour ralentir la vitesse d’ingestion
Éviter l’exercice physique et l’agitation de l’animal dans les deux heures qui suivent le repas
Privilégier une alimentation de qualité spécifique pour chiens de grande taille, à base de croquettes, ce qui oblige l’animal à mastiquer. En outre, ces croquettes sont souvent à haute densité énergétique, ce qui permet d’apporter la quantité d’énergie appropriée pour un volume moindre dans l’estomac.
Conclusion
La dilatation/torsion d’estomac est une urgence absolue rencontrée chez les chiens de grandes races. Toutefois l’information des propriétaires et l’application de mesures préventives ont permis de faire diminuer de façon importante l’incidence de cette affection.

La torsion de l’estomac

La dilatation/torsion de l’estomac est une affection grave rencontrée essentiellement chez des chiens de grande taille, et qui nécessite une consultation en urgence absoluechez le vétérinaire.

Qu’est-ce que la dilatation/torsion d’estomac ?

Chez les chiens, et plus particulièrement les grands chiens, l’estomac est relativement mobile. C’est pourquoi il peut arriver qu’après un repas trop copieux, avalé trop rapidement et suivi ou non d’efforts ou d’agitation importants, l’estomac se dilate puis se retourne à 180° dans l’abdomen : les gaz et liquides ne peuvent plus s’évacuer.

Les symptômes

Les premiers signes sont des efforts de vomissements (infructueux), des douleurs abdominales importantes, un ventre dilaté et très tenduL’état général se dégrade très rapidement : l’animal refuse de se lever, reste prostré, se retrouve très vite en état de choc.

La conduite à tenir

Foncer chez votre vétérinaire après avoir prévenu et décrit les symptômes. Ainsi l’équipe de la clinique pourra mettre en place la prise en charge de votre chien : lutte contre l’état de choc par perfusion et soutien des grandes fonctions, trocardage (pour évacuer les gaz) et/ou sondage si ce geste est possible, enfin, selon la condition de l’animal, intervention chirurgicale pour remettre l’estomac en position (s’il est retourné) et éventuellement le fixer.

La prévention

Compte-tenu des risques encourus par votre animal s’il souffre d’une dilatation/torsion d’estomac, mieux vaut prévenir cette affection par quelques astuces et procédés simples à mettre en œuvre :

  • Répartir la ration alimentaire quotidienne en deux à trois repas, de façon à favoriser la digestion et ne pas surcharger l’estomac.
  • Pour certains chiens particulièrement gloutons, il existe des écuelles spécialement conçues pour ralentir la vitesse d’ingestion
  • Éviter l’exercice physique et l’agitation de l’animal dans les deux heures qui suivent le repas
  • Privilégier une alimentation de qualité spécifique pour chiens de grande taille, à base de croquettes, ce qui oblige l’animal à mastiquer. En outre, ces croquettes sont souvent à haute densité énergétique, ce qui permet d’apporter la quantité d’énergie appropriée pour un volume moindre dans l’estomac.

Conclusion

La dilatation/torsion d’estomac est une urgence absolue rencontrée chez les chiens degrandes races. Toutefois l’information des propriétaires et l’application de mesures préventives ont permis de faire diminuer de façon importante l’incidence de cette affection.


- « En dehors des heures ouvrables, la clinique assure toute urgence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il vous suffit de composer le 0610 110 810 pour joindre le vétérinaire de garde. »   Lire l'article

Urgences:  nous restons à votre disposition,  merci de composer le  0610 110 810